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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 21:24

 

 

Communication de nos amis de Robion:

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:19

Actions de sauvegarde

Le massacre du patrimoine juif de Cavaillon

Historique de l'action

Signer la pétition

Documentation

Soutiens reçus par Kabellion


Le pont-aqueduc de la Canaù

Protection au titre des Monuments Historiques

En savoir +

 

Actions de mise en valeur

Voyages au centre de la toile

Exposition du 17 septembre au 5 novembre 2011

En savoir +

 

Restaurations

Le tableau de la Crucifixion

Accrochage de la Crucifixion

Le tableau de la Crucifixion retrouve la cathédrale


La chapelle des évêques

L'autel de la chapelle des évêques

Le tabernacle de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine

 

Bon de souscription

Peintures murales dans l'église Saint-Paul à Cheval-Blanc (84)

 Recto   Verso 

 

Les peintures murales de l'abbé Roy à Cavaillon et Cheval-Blanc

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:18

La chapelle de l’hôpital de Cavaillon et l’église de Cheval-Blanc ont en commun de posséder des peintures murales figuratives réalisées par l’abbé Marcel Roy vers le milieu du XXe siècle, peintures qui, par le plus grand des hasards, font aujourd’hui l’objet de projets de restauration.

La chapelle de l’hôpital fut construite en même temps que l’établissement hospitalier inauguré en 1907. Elle comprend une nef séparée du chœur par un arc triomphal sur le haut duquel est peinte en grisaille sur un fond sombre la montée du Christ au calvaire, tombant sous le poids de la croix que deux hommes l’aident à porter. A l’arrière plan, un cavalier tenant une lance contemple la scène. Sur la gauche, trois femmes de profil dont deux agenouillées tendent les bras vers le Christ. A droite, deux hommes lui jettent des pierres qu’ils tiennent dans la main. Une inscription (« avec lui » et « en lui »), sous chacun des groupes.

L’église de Cheval-Blanc fut à l’origine une chapelle rurale édifiée vers 1650, élevée au rang d’église paroissiale en 1744 puis peu à peu agrandie et dotée d’un clocher en 1851. Sur l’abside du chœur, entre deux fenêtres ornées de vitraux, une peinture représente le titulaire de l’église, saint Paul, terrassé sur le chemin de Damas, genoux à terre, lâchant de la main droite les guides de son cheval qui se cabre. Au-dessus, le Christ en gloire, peint dans une mandorle, entouré des symboles des évangélistes. Deux grandes frises partent du sol jusqu’à la voûte, dont une sur l’intrados de l’arc triomphal. Une frise horizontale est peinte à hauteur d’homme sur le soubassement du chœur. Ces figures sont peintes en camaïeu de jaune et de marron sur un fond beige clair.

L’auteur de ces peintures murales et leur date de réalisation nous sont connus pour Cheval-Blanc grâce à une feuille paroissiale écrite par l’abbé Vallien, curé de ce village, en 1947, dans laquelle il donne la chronologie des transformations qu’il apporta à l’église (1946 : décoration du sanctuaire, 1947 : édification d’un nouvel autel) et une lettre de remerciements adressée aux généreux souscripteurs.

Quant à Cavaillon, la chapelle de l’hôpital figure dans la liste des œuvres de l’abbé Roy dressée à l’occasion d’une exposition à Avignon en 2000, sans mention de la date d’exécution. Il est possible que ces peintures aient été faites pendant son séjour à Cavaillon (1943-1947), ou lors de la construction de la chapelle Sainte-Bernadette dont il réalisa les vitraux (1960).

 

Le catalogue de cette exposition nous donne quelques notes succinctes sur la vie et l’œuvre de l’abbé Marcel Roy (1). Né le 5 avril 1914 à Avignon, il entre à l’école des Beaux-Arts de cette ville et prolonge ses études à l’Académie de Bruxelles, puis exerce le métier de peintre décorateur.

Sous l’occupation allemande, il s’engage dans l’équipe des cahiers de Témoignage Chrétien, mouvement clandestin de résistance de 1941 à 1944. Il entre au grand séminaire d’Avignon et est ordonné prêtre en 1943, avec une première fonction de vicaire à Cavaillon d’octobre 1943 à juillet 1947.

Nommé en 1951 aumônier du Pensionnat des Frères des Ecoles Chrétiennes, il est mis en 1957 à la disposition du petit séminaire. Il est délégué à la culture en 1982. Il décède le 15 juin 1987.

L’art monumental tient une grande place dans l’œuvre de l’abbé Roy :

- peintures murales au petit séminaire d’Avignon, chapelle du couvent de l’Immaculée Conception, Notre Dame de Lumière, maison des prêtres de Béthanie ;
- vitraux des églises du Sacré-Cœur et de Saint-Joseph à Avignon, Notre-Dame de la vigne à Cairanne, chapelles de la clinique Masquin, du Mont Serein, du séminaire Saint-Roch à Montpellier, etc.

L’archevêché d’Avignon possède plusieurs tableaux peints par l’abbé Roy. Il participa à de nombreuses expositions, dont le Salon International d’Art sacré à Paris en 1983, et exposa à la Chapelle du Grand Couvent à Cavaillon en 1977.

Prêtre et artiste, l’abbé Roy confiait à une revue en 1987 : « Quand je peins, je crée quelque chose de nouveau, mais il n’y en a qu’un qui est créateur, c’est Dieu… alors en créant, je conjugue le Verbe et mon action devient divine ».

Il faut souhaiter que la restauration des peintures murales de Cavaillon et Cheval-Blanc soit une occasion de redécouvrir ce prêtre et artiste exceptionnel que fut l’abbé Marcel Roy. Ses peintures sont de plus les seules peintures religieuses faites à Cavaillon et Cheval-Blanc au XXe siècle.

(1) « L’art religieux au XXe siècle en Avignon, chapelle de l’Oratoire, 7-17 septembre 2000 »

Raymond Escoffier

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 10:54
accrochage-crucifixion-cathedrale-cavaillon-01.jpg
Le 28 mars a été installé dans la cathédrale le tableau représentant le Christ sur la croix entouré par Saint François de Sales, Saint Etienne et le Bienheureux César de Bus.

Offert par Etienne Vidau en 1699 pour la chapelle des Pénitents Noirs, accroché après la révolution à un mur de la chapelle du Grand Couvent puis transporté en 1966 dans la salle capitulaire de la cathédrale, ce tableau y est resté jusqu'en 2010, soit 44 ans.

Magnifiquement restauré par Marine Victorien, restauratrice cavaillonnaise, et remis dans sa forme cintrée d'origine, il a trouvé une place certainement définitive au retable de la chapelle Saint Joseph.

Cette restauration voulue et financée par l'association Kabellion avec le soutien de la Ville de Cavaillon et du Conseil Général est pour tous une source de joie et de satisfaction : elle témoignera pour les générations futures de l'intérêt porté par les cavaillonnais à leur patrimoine en ce début du 21e siècle.

Rendu à la dévotion des fidèles, ce tableau retrouve par ailleurs tout son sens en cette période de Semaine Sainte.

Raymond Escoffier
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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:34

Communiqué de Kabellion

16 novembre 2011

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La réponse de la Fondation Calvet

18 octobre 2011

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Lettre de Jean-Claude Bouchet à Frédéric Mitterrand

25 juillet 2011

Page 1

Page 2

 

Patrimoine : 3 600 signatures pour l'îlot Jouve

La Provence du 21 juillet 2011

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Remise officielle de la pétition de l'association Kabellion

20 juillet 2011

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Regard religieux sur l'ancienne maison du rabbin

La Provence du 19 juillet 2011

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Le témoignage de Jean-Jacques Jouve

La Provence du 19 juillet 2011

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Lettre de Paul de Guilhermier à la Fondation Calvet

9 juin 2011 

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Îlot Jouve : un grand pas en avant avec la visite du préfet

La Provence du 19 mai 2011

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L'interview du préfet sur France Bleu Vaucluse

19 mai 2011

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Lettre de Jean-Jacques Jouve à la Fondation Calvet

21 avril 2011

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Quand la fondation Calvet joue contre les musées

La Provence du 14 avril 2011

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Le ghetto juif de Cavaillon bientôt loti ?

Le Canard Enchaîné du 13 avril 2011

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Communiqué de Kabellion

15 mars 2011

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La Voix des Sépharades

Radio Judaïca (Belgique)

3 mars 2011

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La mairie contre le projet immobilier de la Fondation Calvet

La Provence du 14 février 2011

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Communiqué de Kabellion

10 février 2011

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:33

Traverse de la Canaù 

Visite virtuelle du site de la Canaù lors des travaux

De septembre 2011 à février 2012

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La Canaù : le nouveau canal remis en eau dans les temps

La Provence du 23 février 2012

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La Canaù comme vous ne l'aviez jamais vue

La Provence du 10 décembre 2011

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L'aqueduc de la Canaù mis sous tutelle, le temps des travaux

La Provence du 17 novembre 2011

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La Canaù défie la montée des eaux

Photos de Jean-Pierre Revol

Dimanche 6 novembre 2011

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Coulon : le chantier devient « pharaonique » à la Canaou

La Provence du 4 novembre 2011

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Un ouvrage exceptionnel du canal Saint-Julien

Patrimoine(s) en Provence-Alpes-Côte d'Azur

La lettre d'information de la DRAC 

Janvier 2011

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Protections au titre des Monuments Historiques

Inscription par arrêté du 2 décembre 2010

Pont-aqueduc de la Canaù, Cavaillon (Vaucluse)

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Lettre du Conservateur Régional des Monuments Historiques

Mardi 29 juin 2010

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A Cavaillon, comment sauver des crues un aqueduc de 1540 ?
La Provence du 23 février 2010

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Quel avenir pour la Canaù ?

Par Raymond Escoffier
Mai 2009

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Le pont de la Canaù à Cavaillon

Par Robert Sadaillan

Mai 2009

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

L’association « Kabellion » communique.

 

Le patrimoine juif de Cavaillon est abandonné

L’un des plus importants et des plus anciens ensembles immobiliers appartenant au patrimoine juif de France se trouve à Cavaillon.

Il s’agit d’une « carrière » ou ghetto juif parvenu intact jusqu'à nous avec son puits, ses maisons, dont celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue. Il s’agit du seul exemple européen témoignant de la vie d’une communauté juive pendant tout le temps de sa présence à Cavaillon, du Moyen-âge jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est donc un témoignage unique au monde.

Une partie de ces édifices est située dans « l’îlot Jouve », propriété de la Fondation Calvet d’Avignon qui laisse à l’abandon ce patrimoine inestimable…

 

Un projet immobilier destructeur

Pendant 70 ans, la Fondation Calvet a utilisé les locaux comme dépôt, en assurant un entretien minimum.

En 2006, la Fondation a proposé l’îlot à la vente à un promoteur afin d’y réaliser des logements neufs, en ne conservant que les façades sur rue de l’îlot. Cette opération immobilière était une atteinte irrémédiable au patrimoine culturel français et au patrimoine cultuel juif.

En début d’année 2011, l’association Kabellion a décidé de dénoncer ce projet destructeur. Grâce aux multiples réactions de soutien que nous avons obtenues, le promoteur a décidé de renoncer à la construction de son immeuble, le 15 mars 2011.


Une première victoire

Le projet immobilier est maintenant écarté, mais les pires dangers menacent encore ce patrimoine. En effet, depuis la fin du mois de mars 2011, l’îlot Jouve est inoccupé ; la conservation des musées de Cavaillon a quitté ces locaux insalubres et dangereux. Il sont donc laissés à l’abandon par son propriétaire, la Fondation Calvet.

Demain, ce patrimoine sera peut être squatté, vandalisé ou incendié comme cela se produit souvent pour les bâtiments abandonnés en ville. Quant aux collections du musée, laissées sans surveillance, nous redoutons à la fois le vol ou plus simplement, leur détérioration à cause des infiltrations d’eau…

Mais la Fondation n’a que faire de cette situation, car en janvier 2011, elle a tout simplement demandé le retrait du label « Musée de France » (dans quels buts ?).

Face à tous ces dangers, le renoncement du promoteur est une première victoire, mais ne constitue pas une garantie pour la sauvegarde de ce patrimoine. Il est donc important de rester mobilisés...


Toujours une unique solution : la cession de l’îlot Jouve à la ville de Cavaillon

Ce patrimoine cavaillonnais doit devenir propriété de la ville et de ses habitants. Pour cela, l’association Kabellion place toute sa confiance dans la ville de Cavaillon pour réaliser enfin le musée juif comtadin voulu par les donateurs : la famille Jouve.


Rendons le patrimoine de Cavaillon aux Cavaillonnais.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

Appel à signature lancé par l'association Kabellion


La commune de Cavaillon possède au cœur de son centre historique l'un des plus intéressants témoignages de l'histoire juive en Europe et en Provence. Il s'agit d'un îlot comportant la synagogue (milieu XVIIIe siècle), la boulangerie rituelle (XVIIe siècle), le bain rituel juif ou mikvé (XIVe siècle) et la maison du rabbin Bedarrides (milieu XVIIIe siècle).

 

Le bain rituel et la maison du rabbin sont propriété de la Fondation Calvet. En 2007, cette Fondation a tenté de vendre l'îlot comportant le bain rituel et la maison du rabbin, dit « îlot Jouve », à un promoteur afin d'y réaliser un immeuble de 32 logements. Ce projet est toujours d'actualité. Il figure sur le site internet de la Fondation Calvet. Depuis, l'îlot est laissé sans entretien, avec des toitures qui prennent l'eau ! Nous dénonçons le scandale de l'îlot Jouve !

 

Le patrimoine juif de Cavaillon a été épargné durant la Seconde Guerre Mondiale. Ne laissons pas des intérêts bassement financiers détruire ce que la guerre et les persécutions ont épargné. Exigeons l'abandon de tout projet immobilier sur le site de l'îlot Jouve, pour la création d'un lieu de mémoire juive.

 

Pour signer la pétition, veuillez cliquer sur Contact et remplir correctement le formulaire qui va suivre.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:37

L’association « Kabellion » qui œuvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine de Cavaillon communique.


Le patrimoine juif de Cavaillon est menacé.

L’un des plus importants et des plus anciens ensembles immobiliers appartenant au patrimoine juif de France se trouve à Cavaillon.

Il s’agit d’une « Carrière » ou ghetto juif du XVIIIe siècle parvenue intacte jusqu'à nous avec son puits, ses maisons dont du celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue.

Cet ensemble est menacé en grande partie par un projet immobilier mené par la Fondation Calvet d’Avignon.

 

Le projet de la Fondation Calvet, une destruction inacceptable du patrimoine cavaillonnais…

Attenant à la synagogue, l'îlot Jouve est l'âme de la Carrière juive de Cavaillon. Il comprend la maison du rabbin, les bains rituels, une cour intérieure et de beaux éléments architecturaux du XVIIIe siècle constituant l’essentiel du ghetto juif.

La destruction par un projet immobilier de cet ensemble unique et encore intact est à la fois une atteinte irrémédiable à un élément majeur du patrimoine culturel français ainsi qu’au patrimoine cultuel juif.

 

Le projet de la Fondation Calvet a pour seule motivation l’argent…

La Fondation Calvet n’agit pas en institution culturelle, mais en promoteur immobilier !

Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a aucun projet muséographique crédible à Cavaillon ; elle a laissé son patrimoine à l'abandon pendant 70 ans et souhaite à présent réaliser une opération financière en massacrant et en vendant à la découpe le cœur du ghetto.

 

Le projet de la Fondation Calvet trahit la mémoire de la famille Jouve.

C'est avec confiance que la famille Jouve avait légué ce patrimoine à la Fondation Calvet afin de le rendre inaliénable en raison de sa valeur historique, et pour que ce lieu remarquable profite aux habitants de Cavaillon.

La famille Jouve envisageait d’installer en ces lieux un projet culturel avec les archives, une bibliothèque, un musée. Ce sera finalement un projet financier de logements à vendre…

Le projet de la Fondation Calvet trahit l'esprit du legs et en dépossède les véritables destinataires : l’ensemble des Cavaillonnais.

Ce projet immobilier est honteux et constitue une injure à la mémoire des Jouve.

Malheureusement, la famille Jouve n’a plus de descendant pour réclamer des comptes à la Fondation Calvet : c’est donc aux Cavaillonnais d’exiger le respect de leur mémoire !

 

Une seule solution : la cession de l’îlot Jouve à la ville de Cavaillon.

En considérant que le très important legs des Jouve a presque uniquement profité au Musée Calvet d'Avignon, par décence et par équité la Fondation Calvet s'honorerait de ne pas attenter à leur maison, et de la laisser désormais aux Cavaillonnais.

La Fondation Calvet y gagnerait en crédibilité culturelle. C’est la condition pour que le projet immobilier se transforme en projet culturel.

 

Quel est l’intérêt de l’îlot Jouve ?

Notre pays possède de nombreux lieux de mémoire pour la culture juive dont certains sont protégés au titre des monuments historiques. L’immense majorité de ce patrimoine témoigne de la gravité des événements historiques qui se sont déroulés sur notre sol : camps, centre d’internement, monuments de martyrs et cimetières sont les témoins d’un patrimoine marqué par la mort.

A Cavaillon, le patrimoine juif est en totalité dédié à la vie. Il témoigne de l’existence heureuse d’une communauté en Provence à la fin du XVIIIe siècle.

Même si ce quartier est appelé ghetto, les édifices que nous découvrons témoignent d’une intégration réussie de la population juive au sein de la communauté catholique de l’époque.

Par ailleurs, la communauté juive de Cavaillon s’étant dispersée pendant tout le XIXe siècle, il n’y avait plus d’habitants juifs au moment des heures funestes de la Seconde Guerre Mondiale. Le site cavaillonnais est donc exempt des événements qu’ont pu connaître les autres ghettos de l’Est de l’Europe.

Le Patrimoine juif de Cavaillon est ainsi le seul exemple européen témoignant de la vie harmonieuse d’une communauté juive pendant tout le temps de sa présence à Cavaillon.

C’est donc un témoignage unique au monde.

 

Quel est le vrai projet de la Fondation Calvet ?

La Fondation Calvet a déjà tenté de vendre l’îlot à un promoteur afin d’y réaliser un immeuble de logements en 2007 et ce, malgré l’opposition de la municipalité. Depuis, elle n’entretient qu’à minima cet ensemble immobilier qui est fermé au public et abrite des collections dont l’état de conservation ne cesse de se dégrader.

Le projet immobilier est toujours d’actualité et le permis de construire peut être déposé à tout moment. Il est d’ailleurs présenté sur le site de la Fondation Calvet via la rubrique les musées et l’onglet « musée Jouve » ou « Musée juif comtadin ». Les plans y sont consultables à partir de l’onglet « participez à la réhabilitation du ghetto juif ».

Ces documents montrent très nettement que les constructions existantes, majoritairement à un étage, reçoivent deux étages supplémentaires, ce qui dénature de façon irrémédiable ces édifices. Cette surélévation nécessite surtout de démolir les constructions anciennes, pour reconstruire derrière les façades une structure nouvelle en béton armé capable de supporter les nouveaux étages. En terme technique, l’habillage d’un immeuble neuf avec des façades anciennes s’appelle un « façadisme » : cette supposée réhabilitation n’est autre qu’un vulgaire façadisme dissimulant la destruction du ghetto juif cavaillonnais.

Lors de cette opération immobilière, la totalité de l’îlot juif est vendue à un promoteur pour y aménager des logements. Les espaces difficilement transformables en appartements, c’est-à-dire le rez-de-chaussée, ne sont pas aménagés, à charge pour la ville de financer les 800 000 euros de l’aménagement avec l’argent du contribuable pour y créer un petit musée (un musée ridicule pourrait-on dire !) alors que la Fondation se sera enrichie au détriment des Cavaillonnais par la vente de la totalité de l’îlot. Après les travaux, l’immeuble sera ensuite revendu à la découpe aux futurs acquéreurs des logements.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 16:26

Située au sud de la troisième travée, à l’étage de la cathédrale Saint-Véran, la chapelle des évêques forme une tribune dominant la nef et bordée d’une large balustrade. En face de celle-ci, se trouve un autel en bois doré polychrome, entouré de colonnes jumelées reposant sur un socle. L’autel était très dégradé, le bois vermoulu, des planches disjointes ; des lacunes existaient sur le motif central, la dorure et la polychromie d’origine étaient recouvertes de peinture, une planche manquait sur le côté droit.

 

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Une première étape de restauration a permis de consolider l’ensemble, de remplacer la planche manquante et de faire des greffes sur les lacunes. Une deuxième étape a consisté à approfondir l’autel pour l’adapter contre le mur, recréer le motif décoratif sur la planche qui avait disparu (à l’imitation du motif conservé à gauche) et sculpter le motif de ruban et la retombée en coquille sur le haut des angles. Enfin, une troisième étape en cours consiste à dégager au scalpel la dorure et la polychromie d’origine. Le décor de faux marbre et de dorure sera restitué sur les parties neuves de l’autel.

 

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Cet autel est surmonté d’un gradin dont la dorure, très encrassée et recouverte de fientes de pigeons, sera nettoyée et restituée sur les parties lacunaires. A bientôt pour la suite des travaux.

 

Raymond Escoffier

Janvier 2009


Menuiserie : Gilles Tournillon, agréé par la Direction des Musées de France

Sculpture : Pierre Salva

Dorure et polychromie : Cyrille Augier

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