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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00
Histoire des rues et quartiers de Cavaillon

Avec Jean Giroud

De la Porte du Moulin à la Place aux Herbes

De la Place aux Herbes à la Rue du Planet 

De la Rue Liffran à la Place du Clos

 

Le monnayage antique de Cavaillon

Avec Robert Sadaillan

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A la découverte du Canal Saint-Julien

De Cheval-Blanc à Cavaillon

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2011 une année en images

Rétrospective de l'année 2011

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L'association Kabellion vous souhaite une bonne 2012

Avec Raymond Escoffier et Robert Sadaillan

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

jumelage-cavaillon-02.jpgDu 13 au 15 octobre 2011


Gastronomie et culture seront au rendez-vous et les Cavaillonnais pourront se régaler de produits du terroir allemand dans le cadre d'un marché sous la verrière de la mairie, déguster un repas de spécialités gastronomiques de la Bergstrasse au restaurant Côté Jardin, découvrir l'exposition des œuvres d'une artiste peintre contemporaine à l'office de tourisme…

 

Près de 900 km séparent nos deux villes, et pourtant les Cavaillonnais ont tous entendu parler de cette jolie ville de 43 000 habitants, située entre la Bergstrasse et l'Odenwald, à une soixantaine de kilomètres de Francfort. Accueillir nos amis de Weinheim est une tradition, le jumelage entre nos deux villes étant l'un des plus anciens jumelages franco-allemands… Depuis plus de 50 ans, des échanges existent, pas seulement au niveau de nos administrations, mais aussi entre les associations, sportives, culturelles...


Pas un corso sans qu'une délégation du comité des fêtes les « Weinheimer Blütens » ne soit présente, pas une année sans que chorales, joueurs de boules, club de natation… ne se rendent visite. L'office de tourisme se rend ainsi tous les ans depuis 7 ans en septembre à Weinheim à l'occasion de la fête de l'automne et y organise un grand marché provençal ainsi que diverses expositions.


Cette année une soirée de gastronomie provençale était proposée dans l'un des plus grands restaurants de Weinheim, « Hutter im Schloss ». Le menu était préparé par des élèves du lycée d'enseignement professionnel Alexandre Dumas, et la mise en place de la salle comme le service était aussi assuré par des élèves de l'établissement.


jumelage-cavaillon-01.jpgWeinheim a souhaité s'investir de la même manière dans sa ville jumelle, et vient présenter tous les atouts gourmands et touristiques de sa destination du 13 au 15 octobre. A l’office de tourisme, Ingrid Flora présentera 16 toiles, extraites de son exposition sur les femmes... de Weinheim et d’ailleurs. Le vernissage de cette exposition aura lieu le jeudi 13 octobre à 19 heures. Le même soir, le restaurant Côté Jardin proposera un menu de dégustation de spécialités allemandes au prix de 25 euros, boissons non comprises (sur réservation au 0490713358).

 

Le vendredi et le samedi aura lieu un marché de produits de terroir sous la verrière de la mairie : bière, vin blanc, charcuterie, objets de décoration et biscuits fabriqués à l'occasion des fêtes de Noël… tout ce qui fait la spécificité de cette région sera réuni pour faire découvrir davantage encore la belle ville de Weinheim et ses traditions à tous les Cavaillonnais.


Nous vous attendons nombreux à ce rendez-vous de l'amitié !

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

sauvons-la-maison-jouveRiches et ardents défenseurs du patrimoine local, les trois derniers représentants de la famille Jouve, Michel, Auguste et Marie-Thérèse ont donné avant guerre leur fortune au musée Calvet, afin que celle-ci puisse bénéficier à tous les Cavaillonnais.

Dans le préambule de son testament, Michel Jouve résume l’esprit et l’exécution du legs :

« Ma résolution s’est affirmée de plus en plus de consacrer à des œuvres d’intérêt public les biens que je dois au travail, et à l’économie de mes parents […] Pour en assurer la réalisation j’ai songé à la personne morale du Musée Calvet d’Avignon qui a reçu déjà de nombreux legs conditionnels et qui a rempli avec conscience les charges qui lui étaient imposées. En conséquence je lui lègue la nue propriété de tous mes biens sous les charges qui seront ci-après imposées au profit d’œuvres d’intérêt public […] Et je lègue à mon frère et à ma sœur l’usufruit des mêmes biens sachant l’intérêt qu’ils portent comme moi aux œuvres d’intérêt public […] Je sais qu’ils ont l’intention de s’associer à ces œuvres pour qu’elles produisent leur complet et bienfaisant effet après leur mort. »

A l’origine, la masse immobilière comprenait notamment : l’ermitage Saint-Jacques et 40 hectares de bois et rochers sur la colline, la chapelle de l’ancien hôpital, la vaste maison familiale de la place Castil-Blaze, la propriété rurale de la Clède, ainsi que de nombreux immeubles au Clos, au Fangas, au cours Gambetta et une villa à Avignon.

Les Jouve assortissent leurs legs de conditions et de destinations précises qu’on peut résumer à partir de la synthèse de leurs trois testaments.

Les quatre premiers immeubles ci-dessus listés sont stipulés inaliénables en raison notamment de leur qualité historique et doivent être dévolus à des œuvres d’intérêt public : bibliothèque et archives municipales, archives syndicales des canaux d’irrigation, siège de société de secours mutuel, salle de conférences ou de réunion, jardin public, jardins ouvriers, musée du vieux Cavaillon et, en ce qui concerne Saint-Jacques, conservation de l’ermitage et protection de la colline en faisant officiellement classer le site. Le restant des autres biens tant mobiliers qu’immobiliers ainsi que leurs revenus se voyant affectés à la réalisation de ces œuvres.

D’expropriations en dévaluations, soixante-dix ans après le décès du dernier survivant, il ne reste plus grand-chose du fonds Jouve, et la plupart des dispositions testamentaires n’ont pas été remplies. En résumé, il n’y a pas eu malversation, mais les Cavaillonnais ont bien peu profité de leurs généreux donateurs.


maison-jouve.JPGA ce jour, le capital résiduel est essentiellement constitué par la vaste maison des Jouve attenante à la synagogue et s’ouvrant sur la place Castil-Blaze. Cette très belle demeure du XVIIIe siècle, qui se dégrade d’années en années, abrite la Conservation des musées ainsi que de riches collections exposées à l’humidité et à la poussière.

Malgré son état, cet îlot, par sa surface et sa situation, n’est pas dépourvu d’intérêt marchand et la Fondation Calvet envisage d’y réaliser une grande opération immobilière dont on peut apprécier le détail sur le site Internet des Musées. A l’exception d’une aile où serait programmé un petit musée juif, l’ensemble des bâtiments avec les bureaux de la Conservation et les réserves, la cour intérieure et les dépendances, se verrait découpé en appartements et vendu !

D’un point de vue moral et juridique, ce projet spéculatif trahit la lettre et l’esprit du legs des Jouve. Il s’inscrit comme une insulte à leur mémoire. Il aboutirait à la disparition d’un espace culturel public - juridiquement inaliénable - liquidation d’autant plus choquante qu’elle serait le fait d’un donataire lui-même, à vocation culturelle et historique.

Certes, la Fondation Calvet annonce la création d’un Musée Juif, mais celui-ci apparaît de dimensions bien modestes et, en vérité, cette proposition a minima n’est-elle pas une diversion pour justifier l’opération immobilière ? Rappelons en effet, que la Fondation ne dispose pas des collections juives, ces dernières comme la synagogue appartenant à la ville.

Ce projet s’avérerait aussi très préjudiciable pour Cavaillon : par sa synagogue, Cavaillon est connu dans le monde entier ; nombre de visiteurs d’Europe et d’Outre-Atlantique viennent y admirer une carrière unique et intacte que beaucoup nous envient. La mise en valeur future de ce patrimoine et sa promotion par différents moyens à creuser, représente pour notre cité un atout de développement culturel et touristique de premier ordre. Dans cette perspective, la dislocation de la maison Jouve qui enserre la synagogue et la carrière hypothéquerait à jamais ce potentiel.

Le projet de la Fondation Calvet ne repose sur aucun argument de valeur. Juridiquement et culturellement il est inacceptable. Nous allons associer tous les Cavaillonnais à notre démarche afin que soit connue et enfin respectée la volonté des Jouve.

 

Robert Sadaillan

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:59

giroud-01La présence des Juifs à Cavaillon

 

L'histoire des « Juifs du Pape » a été relatée par plusieurs auteurs. Cavaillon fut l'une des quatre cités du Comtat où une communauté de près de deux cents personnes vécut. A ce jour, les évènements qui s'y sont déroulés n'ont pas été rassemblés dans un livre unique.

 

Les archives ont livré d'autres informations : les Bédarrides créant le rite maçonnique Misraïm, Lange Cohen, premier maire d'une ville à la Révolution, les Créange, Carcassonne, le banquier Astruc... autant de personnages à découvrir !

 

De leur passage reste un témoignage unique de l'art judéo-comtadin, la synagogue, un joyau du XVIIe siècle. Son musée s'enrichit régulièrement de nouveaux trésors. La boulangerie et des bains complètent cette Carrière.

 

La seconde guerre mondiale conduit plus de cent cinquante personnes à se réfugier à Cavaillon, à fuir la traque... Certains seront sauvés, d'autres seront déportés... La liste de toutes ces victimes d'une fureur aveugle figure dans l'ouvrage. Des témoignages racontent. La synagogue retrouvera vie pendant quelques années avec l'arrivée des rapatriés d'Afrique du Nord.

 

M. Robert Milhaud a accepté d'écrire la préface.

 

Cet ouvrage de 215 pages avec huit planches hors texte en couleurs et la listes de réfugiés, offre un panorama complet de la présence des Juifs dans cette cité du Vaucluse pendant près de vingt siècles.

 

Jean Giroud

Membre de l'Académie du Vaucluse

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:59

Non loin du pont sur le Coulon de la route de L'Isle-sur-la-Sorgue, le chemin des sables conduit à un élégant édifice en pierre qui enjambe la rivière, dans un lieu bucolique.

 

la-canau-01.jpg la-canau-02.jpg

 

Les deux arches accolées au centre soutenaient une conduite en bois permettant à l’eau du canal Saint-Julien de franchir le Coulon.

 

la-canau-03.jpg la-canau-04.jpg

 

Aujourd’hui désaffecté après la construction d'un siphon, cet ouvrage de la fin du XVIe siècle témoigne de l'ingéniosité dont durent faire preuve les Cavaillonnais pour irriguer leurs terres, mais constitue aussi un obstacle pour l'écoulement des eaux lors des crues.

 

la-canau-05.jpg la-canau-06.jpg

 

Les terribles inondations de 1994 et 2008 ont relancé les projets d’aménagement du lit du Coulon. Quel sort sera réservé à la Canaù ? Nous espérons vivement que la création d'un bras de dérivation pour une partie des eaux permettra de conserver in situ cet édifice, à la valeur patrimoniale certaine.

Pour plus d'informations sur la Canaù, consultez l'article de Robert Sadaillan dans le bulletin « Patrimoine & Culture » numéro 6, mai 2009.

Raymond Escoffier

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:34

pastoraleLe dimanche 8 janvier à 14 h 30, l'association « Les Estivales des Taillades », dans le cadre de leur saison hivernale, accueille au moulin Saint-Pierre des Taillades la Pastorale « Riboun » interprétée par le Groupe Artistique d'Eyguières.

 

« Ecrite par les Frères Perret d'Eyguières, sur une musique originale d'Alexandre Vérandy, cette pastorale a été jouée pour la première fois à Noël 1889 par le Groupe Artistique d'Eyguières. Différente de toutes les autres pastorales, elle s'en distingue par l'originalité de son livret et surtout par sa musique composée comme un véritable opéra-comique. Participation de plus de 40 acteurs et chanteurs accompagnés au piano. Séquence immersion dans la pure tradition provençale… »

 

Livret thématique traduit remis gracieusement à l'entrée


Durée du spectacle : 2 h 30 avec entracte

Entrée : 10 euros - Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

Billetterie : sur place - 45 min avant le début du spectacle

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:42

le-portail-de-la-charite.jpgCe cliché pris par les Jouve à la fin du XIXe siècle nous montre le grand portail de la Charité de Cavaillon qui donnait sur l'actuel cours Victor Hugo. Par ce portail monumental, on accédait à un vaste ensemble de bâtiments et de jardins dénommé « la Charité » puis « l'Hospice » (comme on peut le lire sur la plaque de marbre au-dessus de l'arc ; cliquer sur les images pour les agrandir).

 

La Maison de Charité ou Aumône Générale de Cavaillon fut édifiée à partir de 1743 par le maître-maçon Bertet dans « le pré des Aubettes, au quartier de la porte de la Couronne ou de St-Sixte », grâce à la générosité de l'apothicaire Thomas Hérisson (1639-1724) qui légua sa fortune « aux pauvres orphelins et nécessiteux » de la ville. 

 

L'Hospice de Cavaillon demeura en ce lieu jusqu'à la construction de l'actuel Hôpital-Hospice inauguré en 1907. Auparavant, les services de santé se trouvaient éclatés sur deux sites : l'Hôtel-Dieu intra muros, à coté du Portail du Moulin (aujourd'hui Musée archéologique et ex-immeuble EDF) ; la Charité extra muros, qui donna son nom au cours voisin. Après 1907, les bâtiments et les terrains de la Charité furent vendus et le portail démoli afin d'ouvrir une nouvelle artère perpendiculaire au cours, qui prendra le nom de boulevard Émile Zola.

 

avenue-emile-zola.jpgavenue-emile-zola-02.jpg

 

Photo de gauche 1920 Le boulevard Émile Zola débute à l'emplacement du portail de la Charité dont seuls subsistent les deux pots de pierre (vases d'amortissement) récupérés par les Jouve et qui se trouvent toujours dans la cour de leur maison (voir photo ci-dessous). Le cours de la Charité se dénomme désormais cours Victor Hugo. Des immeubles se sont construits de part et d'autre du nouveau boulevard ; à l'angle droit, on aperçoit les locaux de l'imprimerie Mistral (qui a quitté la place du Commerce).


Photo de droite 2011 De prime abord, peu de changements visibles depuis les années 1920. Cependant, le platane de gauche n'existe plus et la librairie-imprimerie Mistral, longtemps dirigée par la famille Mitifiot, vient de laisser place à d'autres commerces. De même, les immeubles du fond ont disparu en raison de la création avant-guerre du boulevard « cintré » appelé aujourd'hui rue Paul Doumer. De la Charité, seul demeure encore (mais, hélas, surélevé d'un étage-terrasse) le très beau corps d'entrée qui abrite à présent l'étude notariale Chabas.

 

pot-de-pierre-maison-jouve.jpgplaques-de-rue.jpg

 

Et changement récent : le boulevard Émile Zola porte désormais le nom de Fleury Mitifiot (1912-2002), dernier propriétaire de l'imprimerie Mistral et maire éminent de Cavaillon de 1945 à 1977.

 

Robert Sadaillan

Décembre 2011

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