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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

Jeudi 27 octobre 2011

Photos de Michel Ourson

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

Pour connaître la façon de vivre de nos aïeux, nous disposons d'une riche source d'informations, la presse locale, particulièrement riche en titres aux XIXe et XXe siècles. J'ai récemment feuilleté « La Farandole », hebdomadaire avignonais, paru entre octobre 1912 et juillet 1914, qui donne de précieux renseignements sur la vie mondaine, artistique et littéraire du département de Vaucluse. Je fus surpris de l'assez grand nombre d'articles consacrés à un sport présenté comme nouveau, les courses d'ânes. Durant cette brève période, des asinodromes (mot formé d'asinus : âne, et de dromos : piste) poussèrent, tels champignons en septembre, à Avignon, Carpentras, Orange, Saint-Rémy, L’Isle, Salon, Châteaurenard, Cavaillon.

 

Dans cette dernière ville, la piste où se produisaient les aimables quadrupèdes se trouvait au quartier de la Clède.

Les épreuves étaient variées :
- course plate, sur 750 mètres ;
- course d’ânes attelés, sur la même distance ;
- course de haies ;
- course d’endurance ; etc.
Des rencontres étaient également organisées pour des mulets, ânesses, petits chevaux et poneys.
Comme dans beaucoup de sports, les préoccupations et répercussions économiques n’étaient pas absentes (déjà !) :
- les courses étaient dotées de prix ;
- elles faisaient l’objet de paris ;
- partie des recettes étaient versées aux bureaux de bienfaisance ou aux fourneaux économiques (les ancêtres des restaurants du coeur) ;
- enfin, cabaretiers et autres commerçants devaient profiter de l’afflux d’amateurs.
Cet engouement semble ne pas avoir duré longtemps. Peut-être le caractère un peu fantasque de l’âne en fut-il la cause. Dans un compte-rendu d’une course à Avignon, reproduit ci-dessous, on peut voir que ces courses étaient sans doute riches en péripéties. Peut-être aussi les parieurs se lassèrent vite d’animaux aussi imprévisibles.
Il n’en reste pas moins que, pendant quelque temps, alors qu’allait éclater la première guerre mondiale, Apollon, Fayau, Kébir, et autres Gazelle firent la joie des petits et des grands.

 

Jean-Louis Charvet

 

ANNEXES

 
I. Extrait de La Farandole du mardi 22 octobre 1912

LES SPORTS
INAUGURATION DE L'ASINODROME (Avignon)

Quelle agréable après-midi : un soleil radieux, un décor charmant d'arbres dorés par l'automne ; dans l'enceinte une foule joyeuse, alerte, sans cesse en mouvement. Au pesage, les ânes, nombreux ma foi, étaient entourés, flattés. Quelques-uns exhibaient fièrement des harnais tout neufs. D'autres traînaient, à l'aide de cordes, des voitures rustiques, parfois même inachevées.

Les jockeys manquaient d'élégance dans leur costume fané. L'un d'eux s'était contenté d'une écharpe rouge sur une chemise bleue. Impayables d'ailleurs, ces jockeys, avec leurs longues jambes qu'ils ne savaient pas où caser. Deux s'attirèrent la faveur du public : l'un tout blond, tout petit, dix ans peutêtre, est arrivé second dans la première course, traîné par Flor-Fina ; l'autre, brun, à peine plus âgé, s'est adjugé la même place dans la troisième et la cinquième épreuve où il a dépassé au dernier tour deux rudes coureurs.

L'hilarité du public a été fréquemment excitée par les ânes. Tantôt ils se dérobaient devant une haie ; tantôt ils entraient en lutte avec la barrière, ou bien encore, faisant un brusque tête à queue, ils déposaient leurs cavaliers sur le gazon rare. La troisième course a fini d'une manière impayable : les premiers coureurs arrivés au poteau se mêlèrent aux derniers achevant paisiblement leur avant dernier tour.
La Philharmonique avignonaise a exécuté quelques-uns de ses plus jolis morceaux durant cette solennité sportive, à laquelle rien n'a manqué, pas même les surprises au pari mutuel : un des ânes, Pompon, n'a-t-il pas rapporté à la quatrième course, 125 fr. à ses heureux partisans ?

 

II. Extrait de La Farandole du mardi 12 novembre 1912

ASINODROME
Cavaillon

Voici les résultats des courses du 3 Novembre à l'Asinodrome de la Cléde.
Prix d'Ouverture. 70 fr. Distance : 1 200 mètres ; pour ânes et ânesses. Trot monté ou attelé, allure libre.
1. Marcel ; 2. Raoul.
Pari Mutuel : Gagnant : 54 fr. ; Placés : 6 fr. 50, 6 fr. 50.
Prix du Luberon. 100 fr. Distance : 2 500 mètres ; pour ânes et ânesses. Trot monté ou attelé.
1. Gazelle ; 2. Perlette.
Pari Mutuel : Gagnant : 6 fr. 50, Placés : 5 fr. 50, 6 fr.
Prix de Saint Jacques. 70 fr. Distance : 900 mètres.
1. Raoul ; 2. Fayau Vert.
Pari Mutuel : Gagnant : 10 fr. 50 ; Placés : 5 fr. 50, 9 fr. 50.
Prix de la Cléde. 80 fr. Pour mules et mulets. Distance 2 000 mètres.
1. Poulet ; 2. Vol-au-Vent ; 3. Appolon.
Pari Mutuel : Gagnant : 13 fr. ; Placés : 7 fr., 7 fr., 9 fr.
Prix des Dames. Pour chevaux et juments. Trot monté ou attelé. Distance 2 000 mètres.
1. Arthur ; 2. Muguet ; 3. Kebir.
Pari Mutuel : Gagnant : 10 fr. ; Placés : 5 fr., 5 fr., 5 fr.50.


Note : pour donner une idée de la valeur des prix, j’indique que l’abonnement annuel à l’hebdomadaire La Farandole coûtait 8 francs.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

chapelle-des-vigneres-01.jpgEglise rurale

Antiquité tardive - XIe-XIIe s.


Sondages, étude du bâti


Après une première phase de travaux consacrés à la réfection de la couverture de la chapelle (classée Monument Historique depuis 1982), la seconde étape prévoit la restauration des façades et des élévations intérieures. Au préalable, la ville de Cavaillon, propriétaire des lieux, et l’architecte en chef des Monuments Historiques ont sollicité le Service d’Archéologie du Département du Vaucluse afin de procéder à une étude complémentaire. La première évocation du lieu figure dans un acte de 1065, relatant un legs fait aux chanoines de Notre-Dame des Doms, d’une terre située à Lavenairolas, l’ancien toponyme du hameau des Vignères (1). Ce n’est qu’en 1216 qu’apparaît la mention d’une ecclesie de Leveneriis, dans un testament dressé par Giraud Amic, un puissant seigneur local désirant faire un don aux églises implantées sur sa seigneurie (2).


chapelle-des-vigneres-02.jpgEn 1320, le pape Jean XXII rattache la chapelle et quelques territoires alentours, à la chartreuse de Bonpas fondée en 1318 (3). L’édifice aurait fait l’objet de travaux au XVe s. puis au début du XVIIe s. (4). Aujourd’hui, cette petite chapelle romane présente une nef à deux travées se prolongeant par une abside voûtée en cul-de-four, dont l’opulence du décor sculpté contraste avec la sobriété du vaisseau principal couvert d’une simple voûte en berceau brisé. A l’extrémité orientale du mur gouttereau sud, un passage conduit dans une chapelle secondaire parée d’une absidiole en cul-de-four, et, à l’extrémité ouest, une porte en plein-cintre ouvre dans un porche roman, qui offre un exemple rare d’entrée monumentale pour un édifice de faible superficie. Du côté nord, seules deux chapelles latérales s’étendent entre les contreforts de la nef. L’ensemble forme une composition cohérente d’apparence assez modeste, qui témoigne néanmoins d’une longue évolution architecturale. En effet, l’église dont la nef originelle devait être charpentée, s’est élevée vers l’extrême fin du XIe s., contre une construction plus ancienne localisée à l’emplacement de la chapelle annexe.


chapelle-des-vigneres-03.jpgDans la première moitié du XIIe s., sa façade méridionale reçoit un porche richement décoré, plaqué contre la chapelle secondaire. Les derniers grands réaménagements ont lieu vers la fin du XIIe s., lorsque la couverture de la nef laisse place à une voûte appareillée, contrebutée par de puissants contreforts. Au XIXe s., deux chapelles latérales s’installeront entre ces contreforts nord. Par ailleurs, quatre sondages archéologiques ont été réalisés à l’intérieur de l’édifice et trois contre les façades. Les sondages extérieurs qui sont restés superficiels, n’ont pas apporté de renseignement substantiels, en dehors de la position du niveau de circulation externe qui n’a pas véritablement subi de modifications depuis le XIIe s. En revanche, les investigations menées à l’intérieur du bâtiment se sont avérées particulièrement enrichissantes. Elles ont confirmé que les niveaux de sol n’ont quasiment pas évolué entre le XIe et le XVIIe s., ce qui dans le cadre des restaurations futures permettra de restituer au bâtiment ses volumes d’origine. Elles ont surtout livré des informations de nature plus complexe, qui s’orientent vers d’intéressantes pistes de recherches portant sur la genèse et les fonctions attribuables au lieu. Sont apparus divers blocs antiques paraissant réemployés dans une construction préexistante à l’église du XIe s., et plusieurs niveaux de sol antérieurs aux élévations actuelles. Différents niveaux de sépultures, dont un sarcophage mis en place avant la construction de la chapelle primitive, ont été également identifiés.

 

Pour l’instant, ces connaissances partielles soulèvent plus d’interrogations qu’elles n’apportent de réelles réponses. Toutefois, ces éléments rapprochés des découvertes réalisées lors de fouilles menées l’année précédente, dans une propriété voisine semblent témoigner en faveur d’une très ancienne et importante vocation funéraire du site, peut-être dès l’Antiquité tardive ou le haut Moyen-Âge.


Nelly Duverger

Décembre 2008

 

Bibliographie


(1) Duprat (E.) - Cartulaire du chapitre de Notre-Dame des Doms, T. I, 1060 à 1263, Avignon, Musée Calvet, 1932, p. 34

(2) Duprat (E.) - Testament de Giraud Amic, dans Annales d’Avignon et du Comtat Venaissin, Société des recherches historiques de Vaucluse, J. Roumanille, Avignon, 1912, p. 163

(3) Gros (A.) - La chartreuse de Bonpas, Essai d’histoire locale, Aubanel, Avignon, 1995, p. 23-24

(4) Bailly (R.) - Répertoire des prieurés, chapelles, abbayes du département de Vaucluse, dans Mémoires de l’Académie de Vaucluse, T. X, 1965-1966, Aubanel, Avignon, 1966, p. 102

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

chapelle-saint-roch.jpgAu mois d'octobre la maladie touche toute la région nord de la Provence, passe la Durance pour atteindre la région d'Apt (105 personnes y meurent) ; Tarascon, Arles, Orgon sont touchées. Un arrêt du Conseil d'Etat de septembre 1720 interdit aux populations de franchir le Verdon, la Durance, le Rhône, sans certificat sanitaire ; 30 000 hommes armés protègent les limites des provinces menacées dont le Comtat Venaissin.

 

En 1721 la décision de construire un mur du nord au sud du Comtat voit le jour ; le « mur de la peste » court de Monnieux à Cabrières ; il se poursuit sous forme de fossés et palissades jusqu'au bord de la Durance. La ville est protégée ; des barrières permettent d'entrer à la Tour de Sabran, Saint Pierre des Evssieux, Montimau... Derrière les remparts, des hommes énergiques prennent des mesures d'exception pour empêcher l'épidémie de frapper la population réfugiée derrière les hauts murs. Les portes d'accès sont gardées. Le consul Mouret, médecin, le capitaine d'Agar, Thomas Hérisson, le médecin Raymond, Véran Croix... multiplient les précautions. D'abord il faut restreindre les échanges ; les ballots sont ouverts, les lettres désinfectées au vinaigre, des saufconduits ne sont délivrés qu'à des personnes en bonne santé. Ensuite, il faut veiller à l'approvisionnement en blé, en bois car personne ne peut s'aventurer loin dans la campagne. Enfin pour ne pas céder au climat de panique, des fêtes sont organisées en 1721, feu de la Saint Jean, Rogations...


saint-roch-panneau.jpgEn août, le mal se rapproche, la peste a franchi le mur ; Avignon (3541 victimes la veille de l'année 1722), Noves sont touchés. Cavaillon renforce la surveillance notamment du côté de la Durance aisément franchissable à gué. Le bureau de santé se réunit dans le palais épiscopal ; la communauté prend de nouvelles mesures de sécurité en septembre. Seule la poterne et le pont-levis de la Couronne permettent d’entrer dans le dédale des ruelles. Deux serrures avec seulement deux clés (une pour le consul, une pour les gardes) y sont posées. Vingt-cinq personnes sont chargées de la garde (jour et nuit) et des patrouilles font régulièrement des rondes. Aucun passeport n’est délivré pour se déplacer à Avignon. Plusieurs Cavaillonnais qui doivent s’y rendre changent d’habits à leurs retours ; un commerçant sera mis en quarantaine avec ses marchandises. Avant d'entrer en ville tous les ballots seront déposés dans une grange. A titre préventif, la communauté fait un emprunt de quatre mille livres auprès des riches Dames de Saint-Benoît. Par mesure de précaution, les armes sont recensées ; quarante-cinq fusils et dix-sept baïonnettes se trouvent aux archives.


saint-veran-1875.jpgLes Capucins qui logent à l'extérieur des remparts (quartier Saint Michel) s'activent auprès de la population tout en prenant des précautions (portes fermées, prières à l'extérieur...). Les Dominicains se sont exilés.


La peste cerne Cavaillon ; des victimes tombent à Vedène, Caumont, Le Thor. Pour conjurer la maladie, la communauté se tourne vers son patron, Saint Véran. Le 10 novembre 1721, selon le vœu des habitants, tous s'engagent, clergé compris, à célébrer à perpétuité une grand'messe dans l'octave qui suit la fête du saint (le 13 novembre). La cérémonie se déroule aussitôt ; une procession à laquelle participent les consuls portant un flambeau parcourt les rues. Une raison demande, de « détourner de nos têtes criminelles le fléau terrible dont nous sommes menacés... et d'ouvrir les entrailles de vos anciennes miséricordes ».


La peste a quitté la Provence mais sévit dans le Comtat. Pour éviter qu'elle ne franchisse le mur (dans l'autre sens), des troupes françaises occupent le Comtat en juillet 1722. Elles sont accueillies à Cavaillon de manière ambiguë car le vice-légat n'a pas donné cette autorisation, mais devant le fléau, nécessité fait loi. Les consuls cavaillonnais laissent à l'officier le soin d'ouvrir la barrière symbolique. Alors que d'autres villes se débattent avec la mort, les consuls ont le temps en 1722 de réaliser le cadastre, qui témoigne de la disponibilité d'esprit d'alors.

 

Conformément au vœu de 1721, une statue de saint Véran est sculptée par Jean Mandrin. Au cours des siècles on la déplacera (porte de la Couronne, cathédrale, cours Carnot). Actuellement au musée de Cavaillon, elle rappelle que le fléau dévastateur a épargné notre ville, alors qu'on dénombre environ 40 000 victimes dans la région.

 

Jean Giroud

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00
Histoire des rues et quartiers de Cavaillon

Avec Jean Giroud

De la Porte du Moulin à la Place aux Herbes

De la Place aux Herbes à la Rue du Planet 

De la Rue Liffran à la Place du Clos

 

Le monnayage antique de Cavaillon

Avec Robert Sadaillan

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A la découverte du Canal Saint-Julien

De Cheval-Blanc à Cavaillon

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2011 une année en images

Rétrospective de l'année 2011

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L'association Kabellion vous souhaite une bonne 2012

Avec Raymond Escoffier et Robert Sadaillan

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

jumelage-cavaillon-02.jpgDu 13 au 15 octobre 2011


Gastronomie et culture seront au rendez-vous et les Cavaillonnais pourront se régaler de produits du terroir allemand dans le cadre d'un marché sous la verrière de la mairie, déguster un repas de spécialités gastronomiques de la Bergstrasse au restaurant Côté Jardin, découvrir l'exposition des œuvres d'une artiste peintre contemporaine à l'office de tourisme…

 

Près de 900 km séparent nos deux villes, et pourtant les Cavaillonnais ont tous entendu parler de cette jolie ville de 43 000 habitants, située entre la Bergstrasse et l'Odenwald, à une soixantaine de kilomètres de Francfort. Accueillir nos amis de Weinheim est une tradition, le jumelage entre nos deux villes étant l'un des plus anciens jumelages franco-allemands… Depuis plus de 50 ans, des échanges existent, pas seulement au niveau de nos administrations, mais aussi entre les associations, sportives, culturelles...


Pas un corso sans qu'une délégation du comité des fêtes les « Weinheimer Blütens » ne soit présente, pas une année sans que chorales, joueurs de boules, club de natation… ne se rendent visite. L'office de tourisme se rend ainsi tous les ans depuis 7 ans en septembre à Weinheim à l'occasion de la fête de l'automne et y organise un grand marché provençal ainsi que diverses expositions.


Cette année une soirée de gastronomie provençale était proposée dans l'un des plus grands restaurants de Weinheim, « Hutter im Schloss ». Le menu était préparé par des élèves du lycée d'enseignement professionnel Alexandre Dumas, et la mise en place de la salle comme le service était aussi assuré par des élèves de l'établissement.


jumelage-cavaillon-01.jpgWeinheim a souhaité s'investir de la même manière dans sa ville jumelle, et vient présenter tous les atouts gourmands et touristiques de sa destination du 13 au 15 octobre. A l’office de tourisme, Ingrid Flora présentera 16 toiles, extraites de son exposition sur les femmes... de Weinheim et d’ailleurs. Le vernissage de cette exposition aura lieu le jeudi 13 octobre à 19 heures. Le même soir, le restaurant Côté Jardin proposera un menu de dégustation de spécialités allemandes au prix de 25 euros, boissons non comprises (sur réservation au 0490713358).

 

Le vendredi et le samedi aura lieu un marché de produits de terroir sous la verrière de la mairie : bière, vin blanc, charcuterie, objets de décoration et biscuits fabriqués à l'occasion des fêtes de Noël… tout ce qui fait la spécificité de cette région sera réuni pour faire découvrir davantage encore la belle ville de Weinheim et ses traditions à tous les Cavaillonnais.


Nous vous attendons nombreux à ce rendez-vous de l'amitié !

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:00

sauvons-la-maison-jouveRiches et ardents défenseurs du patrimoine local, les trois derniers représentants de la famille Jouve, Michel, Auguste et Marie-Thérèse ont donné avant guerre leur fortune au musée Calvet, afin que celle-ci puisse bénéficier à tous les Cavaillonnais.

Dans le préambule de son testament, Michel Jouve résume l’esprit et l’exécution du legs :

« Ma résolution s’est affirmée de plus en plus de consacrer à des œuvres d’intérêt public les biens que je dois au travail, et à l’économie de mes parents […] Pour en assurer la réalisation j’ai songé à la personne morale du Musée Calvet d’Avignon qui a reçu déjà de nombreux legs conditionnels et qui a rempli avec conscience les charges qui lui étaient imposées. En conséquence je lui lègue la nue propriété de tous mes biens sous les charges qui seront ci-après imposées au profit d’œuvres d’intérêt public […] Et je lègue à mon frère et à ma sœur l’usufruit des mêmes biens sachant l’intérêt qu’ils portent comme moi aux œuvres d’intérêt public […] Je sais qu’ils ont l’intention de s’associer à ces œuvres pour qu’elles produisent leur complet et bienfaisant effet après leur mort. »

A l’origine, la masse immobilière comprenait notamment : l’ermitage Saint-Jacques et 40 hectares de bois et rochers sur la colline, la chapelle de l’ancien hôpital, la vaste maison familiale de la place Castil-Blaze, la propriété rurale de la Clède, ainsi que de nombreux immeubles au Clos, au Fangas, au cours Gambetta et une villa à Avignon.

Les Jouve assortissent leurs legs de conditions et de destinations précises qu’on peut résumer à partir de la synthèse de leurs trois testaments.

Les quatre premiers immeubles ci-dessus listés sont stipulés inaliénables en raison notamment de leur qualité historique et doivent être dévolus à des œuvres d’intérêt public : bibliothèque et archives municipales, archives syndicales des canaux d’irrigation, siège de société de secours mutuel, salle de conférences ou de réunion, jardin public, jardins ouvriers, musée du vieux Cavaillon et, en ce qui concerne Saint-Jacques, conservation de l’ermitage et protection de la colline en faisant officiellement classer le site. Le restant des autres biens tant mobiliers qu’immobiliers ainsi que leurs revenus se voyant affectés à la réalisation de ces œuvres.

D’expropriations en dévaluations, soixante-dix ans après le décès du dernier survivant, il ne reste plus grand-chose du fonds Jouve, et la plupart des dispositions testamentaires n’ont pas été remplies. En résumé, il n’y a pas eu malversation, mais les Cavaillonnais ont bien peu profité de leurs généreux donateurs.


maison-jouve.JPGA ce jour, le capital résiduel est essentiellement constitué par la vaste maison des Jouve attenante à la synagogue et s’ouvrant sur la place Castil-Blaze. Cette très belle demeure du XVIIIe siècle, qui se dégrade d’années en années, abrite la Conservation des musées ainsi que de riches collections exposées à l’humidité et à la poussière.

Malgré son état, cet îlot, par sa surface et sa situation, n’est pas dépourvu d’intérêt marchand et la Fondation Calvet envisage d’y réaliser une grande opération immobilière dont on peut apprécier le détail sur le site Internet des Musées. A l’exception d’une aile où serait programmé un petit musée juif, l’ensemble des bâtiments avec les bureaux de la Conservation et les réserves, la cour intérieure et les dépendances, se verrait découpé en appartements et vendu !

D’un point de vue moral et juridique, ce projet spéculatif trahit la lettre et l’esprit du legs des Jouve. Il s’inscrit comme une insulte à leur mémoire. Il aboutirait à la disparition d’un espace culturel public - juridiquement inaliénable - liquidation d’autant plus choquante qu’elle serait le fait d’un donataire lui-même, à vocation culturelle et historique.

Certes, la Fondation Calvet annonce la création d’un Musée Juif, mais celui-ci apparaît de dimensions bien modestes et, en vérité, cette proposition a minima n’est-elle pas une diversion pour justifier l’opération immobilière ? Rappelons en effet, que la Fondation ne dispose pas des collections juives, ces dernières comme la synagogue appartenant à la ville.

Ce projet s’avérerait aussi très préjudiciable pour Cavaillon : par sa synagogue, Cavaillon est connu dans le monde entier ; nombre de visiteurs d’Europe et d’Outre-Atlantique viennent y admirer une carrière unique et intacte que beaucoup nous envient. La mise en valeur future de ce patrimoine et sa promotion par différents moyens à creuser, représente pour notre cité un atout de développement culturel et touristique de premier ordre. Dans cette perspective, la dislocation de la maison Jouve qui enserre la synagogue et la carrière hypothéquerait à jamais ce potentiel.

Le projet de la Fondation Calvet ne repose sur aucun argument de valeur. Juridiquement et culturellement il est inacceptable. Nous allons associer tous les Cavaillonnais à notre démarche afin que soit connue et enfin respectée la volonté des Jouve.

 

Robert Sadaillan

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:59

giroud-01La présence des Juifs à Cavaillon

 

L'histoire des « Juifs du Pape » a été relatée par plusieurs auteurs. Cavaillon fut l'une des quatre cités du Comtat où une communauté de près de deux cents personnes vécut. A ce jour, les évènements qui s'y sont déroulés n'ont pas été rassemblés dans un livre unique.

 

Les archives ont livré d'autres informations : les Bédarrides créant le rite maçonnique Misraïm, Lange Cohen, premier maire d'une ville à la Révolution, les Créange, Carcassonne, le banquier Astruc... autant de personnages à découvrir !

 

De leur passage reste un témoignage unique de l'art judéo-comtadin, la synagogue, un joyau du XVIIe siècle. Son musée s'enrichit régulièrement de nouveaux trésors. La boulangerie et des bains complètent cette Carrière.

 

La seconde guerre mondiale conduit plus de cent cinquante personnes à se réfugier à Cavaillon, à fuir la traque... Certains seront sauvés, d'autres seront déportés... La liste de toutes ces victimes d'une fureur aveugle figure dans l'ouvrage. Des témoignages racontent. La synagogue retrouvera vie pendant quelques années avec l'arrivée des rapatriés d'Afrique du Nord.

 

M. Robert Milhaud a accepté d'écrire la préface.

 

Cet ouvrage de 215 pages avec huit planches hors texte en couleurs et la listes de réfugiés, offre un panorama complet de la présence des Juifs dans cette cité du Vaucluse pendant près de vingt siècles.

 

Jean Giroud

Membre de l'Académie du Vaucluse

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:59

Non loin du pont sur le Coulon de la route de L'Isle-sur-la-Sorgue, le chemin des sables conduit à un élégant édifice en pierre qui enjambe la rivière, dans un lieu bucolique.

 

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Les deux arches accolées au centre soutenaient une conduite en bois permettant à l’eau du canal Saint-Julien de franchir le Coulon.

 

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Aujourd’hui désaffecté après la construction d'un siphon, cet ouvrage de la fin du XVIe siècle témoigne de l'ingéniosité dont durent faire preuve les Cavaillonnais pour irriguer leurs terres, mais constitue aussi un obstacle pour l'écoulement des eaux lors des crues.

 

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Les terribles inondations de 1994 et 2008 ont relancé les projets d’aménagement du lit du Coulon. Quel sort sera réservé à la Canaù ? Nous espérons vivement que la création d'un bras de dérivation pour une partie des eaux permettra de conserver in situ cet édifice, à la valeur patrimoniale certaine.

Pour plus d'informations sur la Canaù, consultez l'article de Robert Sadaillan dans le bulletin « Patrimoine & Culture » numéro 6, mai 2009.

Raymond Escoffier

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:34

pastoraleLe dimanche 8 janvier à 14 h 30, l'association « Les Estivales des Taillades », dans le cadre de leur saison hivernale, accueille au moulin Saint-Pierre des Taillades la Pastorale « Riboun » interprétée par le Groupe Artistique d'Eyguières.

 

« Ecrite par les Frères Perret d'Eyguières, sur une musique originale d'Alexandre Vérandy, cette pastorale a été jouée pour la première fois à Noël 1889 par le Groupe Artistique d'Eyguières. Différente de toutes les autres pastorales, elle s'en distingue par l'originalité de son livret et surtout par sa musique composée comme un véritable opéra-comique. Participation de plus de 40 acteurs et chanteurs accompagnés au piano. Séquence immersion dans la pure tradition provençale… »

 

Livret thématique traduit remis gracieusement à l'entrée


Durée du spectacle : 2 h 30 avec entracte

Entrée : 10 euros - Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

Billetterie : sur place - 45 min avant le début du spectacle

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