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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:34

Communiqué de Kabellion

16 novembre 2011

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La réponse de la Fondation Calvet

18 octobre 2011

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Lettre de Jean-Claude Bouchet à Frédéric Mitterrand

25 juillet 2011

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Patrimoine : 3 600 signatures pour l'îlot Jouve

La Provence du 21 juillet 2011

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Remise officielle de la pétition de l'association Kabellion

20 juillet 2011

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Regard religieux sur l'ancienne maison du rabbin

La Provence du 19 juillet 2011

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Le témoignage de Jean-Jacques Jouve

La Provence du 19 juillet 2011

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Lettre de Paul de Guilhermier à la Fondation Calvet

9 juin 2011 

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Îlot Jouve : un grand pas en avant avec la visite du préfet

La Provence du 19 mai 2011

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L'interview du préfet sur France Bleu Vaucluse

19 mai 2011

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Lettre de Jean-Jacques Jouve à la Fondation Calvet

21 avril 2011

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Quand la fondation Calvet joue contre les musées

La Provence du 14 avril 2011

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Le ghetto juif de Cavaillon bientôt loti ?

Le Canard Enchaîné du 13 avril 2011

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Communiqué de Kabellion

15 mars 2011

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La Voix des Sépharades

Radio Judaïca (Belgique)

3 mars 2011

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La mairie contre le projet immobilier de la Fondation Calvet

La Provence du 14 février 2011

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Communiqué de Kabellion

10 février 2011

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:33

Traverse de la Canaù 

Visite virtuelle du site de la Canaù lors des travaux

De septembre 2011 à février 2012

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La Canaù : le nouveau canal remis en eau dans les temps

La Provence du 23 février 2012

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La Canaù comme vous ne l'aviez jamais vue

La Provence du 10 décembre 2011

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L'aqueduc de la Canaù mis sous tutelle, le temps des travaux

La Provence du 17 novembre 2011

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La Canaù défie la montée des eaux

Photos de Jean-Pierre Revol

Dimanche 6 novembre 2011

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Coulon : le chantier devient « pharaonique » à la Canaou

La Provence du 4 novembre 2011

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Un ouvrage exceptionnel du canal Saint-Julien

Patrimoine(s) en Provence-Alpes-Côte d'Azur

La lettre d'information de la DRAC 

Janvier 2011

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Protections au titre des Monuments Historiques

Inscription par arrêté du 2 décembre 2010

Pont-aqueduc de la Canaù, Cavaillon (Vaucluse)

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Lettre du Conservateur Régional des Monuments Historiques

Mardi 29 juin 2010

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A Cavaillon, comment sauver des crues un aqueduc de 1540 ?
La Provence du 23 février 2010

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Quel avenir pour la Canaù ?

Par Raymond Escoffier
Mai 2009

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Le pont de la Canaù à Cavaillon

Par Robert Sadaillan

Mai 2009

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:30

Dimanche 13 novembre 2011

Cathédrale Saint-Véran de Cavaillon à 17 h 00


Concert hommage à Maurice Duruflé pour le 25e anniversaire de sa mort et Eliane Chevalier pour le 10e anniversaire de sa mort

Par Sarah Soularue, titulaire du grand orgue de l'église de St-Protais et St-Gervais de Gisors


maurice-durufleorgue-cathedrale-cavaillonsarah-soularue.jpg

 

Au programme : Duruflé, Bach, Vierne, Tournemire

 

Entrée : 10 euros

Concert donné au profit de la restauration de l'orgue

 

Avec le soutien de la famille Chevalier

 

Kabellion - Ville de Cavaillon - Rotary - Crédit Agricole - Lions

 

Programme complet

Site de l'association Maurice et Marie-Madeleine Duruflé

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:25

refugies-espagnolsSamedi 12 novembre 2011

Salle Bouscarle de Cavaillon à 14 h 30

 

M. Roberto Forniès Alaiz, professeur honoraire 

Co-auteur de « Louis Comte Paysan-photographe »

 

Que sont devenus les 500 000 républicains espagnols qui en douze jours de l’hiver 1939, se sont réfugiés en France ? Pourquoi cette France du Front Populaire finissant a-t-elle enfermé ces hommes dans des camps de concentration ? Que sont devenus ces femmes et ces enfants disséminés dans 70 départements français ? Et surtout pourquoi ce long silence ?

 

Tout ce que la France et l’Espagne officielles, engoncées dans leur bonne ou leur mauvaise conscience, ont tu depuis 1939. Tout ce qu’on ne vous a pas dit sur ces démocrates mal-aimés, vaincus. Sur ce qu’ils ont pudiquement enduré en silence.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 14:50

le-cours-gambetta-02.jpgDu cours Saint-Michel au cours Gambetta


De la porte d’Avignon à la porte de la Couronne, cette large artère longeait autrefois les remparts et le canal Saint-Julien. Nommé durant des siècles « cours Saint-Michel », du nom de l’église des Capucins toute proche, le cours pris le nom de Léon Gambetta à la suite d’une réunion publique mouvementée que le grand tribun fit à Cavaillon en 1876. La présence du canal Saint-Julien orienta les activités du quartier : si le vénérable ouvrage (XIIe siècle) fut construit pour le moulin de l’évêque (glacières Martin), il permit par la suite l’irrigation du terroir. Dès le début du XIXe siècle, de nombreuses usines hydrauliques se créent : moulins à blé, à garance, à tourteaux (engrais), tanneries et surtout, moulins à soie (dévidage des cocons et filage). Vers 1880, il existe une dizaine d’usines le long du cours, les plus célèbres étant la filature Guende, le moulin des Capucins (ou Caritoux), la tonnellerie Ferland. Jusqu’au début du XXe siècle, la place Gambetta (ancienne place de la Couronne) accueille le marché aux raisins, le cours étant réservé aux ovins. Haut lieu du négoce et de la sociabilité, le cours Gambetta abrite de nombreux cafés qui, après les transactions du marché, cèdent la place aux loisirs. Salles de bal, cercles, cafés-concerts, cinéma, hôtels-restaurants célèbres (Charvet, La Pomme d’or, Toppin) se multiplient aux XIXe et XXe siècles, pour accueillir une clientèle paysanne friande d’attractions citadines : le bal des Italiens y est célèbre entre les deux guerres et le cercle de la Fraternité tient séance au Café Glacier tandis que le SUC 13 siège au Café Riche.

 

le-cours-gambetta-01.jpgLa porte d’Avignon

 

Appelé jusqu’à la fin du XXe siècle « Portail du moulin » cet édifice est le dernier témoin des remparts qui comptaient 6 portes. La porte fut construite en 1740 par Antoine Sabatier, sur les plans de célèbres architectes comtadins (J.-B. Franque, E. J. Brun). Peu après la Révolution, les remparts désormais inutiles furent peu à peu démantelés, mais la porte, de facture récente, demeura. En 1870, l’attique fut surmonté d’une statue de la Vierge indiquant « Posuerunt me custodem » (On m’a placée là comme gardienne).

 

Cavaillon Infos, juin 2011

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

Appel à signature lancé par l'association Kabellion


La commune de Cavaillon possède au cœur de son centre historique l'un des plus intéressants témoignages de l'histoire juive en Europe et en Provence. Il s'agit d'un îlot comportant la synagogue (milieu XVIIIe siècle), la boulangerie rituelle (XVIIe siècle), le bain rituel juif ou mikvé (XIVe siècle) et la maison du rabbin Bedarrides (milieu XVIIIe siècle).

 

Le bain rituel et la maison du rabbin sont propriété de la Fondation Calvet. En 2007, cette Fondation a tenté de vendre l'îlot comportant le bain rituel et la maison du rabbin, dit « îlot Jouve », à un promoteur afin d'y réaliser un immeuble de 32 logements. Ce projet est toujours d'actualité. Il figure sur le site internet de la Fondation Calvet. Depuis, l'îlot est laissé sans entretien, avec des toitures qui prennent l'eau ! Nous dénonçons le scandale de l'îlot Jouve !

 

Le patrimoine juif de Cavaillon a été épargné durant la Seconde Guerre Mondiale. Ne laissons pas des intérêts bassement financiers détruire ce que la guerre et les persécutions ont épargné. Exigeons l'abandon de tout projet immobilier sur le site de l'îlot Jouve, pour la création d'un lieu de mémoire juive.

 

Pour signer la pétition, veuillez cliquer sur Contact et remplir correctement le formulaire qui va suivre.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:38

L’association « Kabellion » communique.

 

Le patrimoine juif de Cavaillon est abandonné

L’un des plus importants et des plus anciens ensembles immobiliers appartenant au patrimoine juif de France se trouve à Cavaillon.

Il s’agit d’une « carrière » ou ghetto juif parvenu intact jusqu'à nous avec son puits, ses maisons, dont celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue. Il s’agit du seul exemple européen témoignant de la vie d’une communauté juive pendant tout le temps de sa présence à Cavaillon, du Moyen-âge jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est donc un témoignage unique au monde.

Une partie de ces édifices est située dans « l’îlot Jouve », propriété de la Fondation Calvet d’Avignon qui laisse à l’abandon ce patrimoine inestimable…

 

Un projet immobilier destructeur

Pendant 70 ans, la Fondation Calvet a utilisé les locaux comme dépôt, en assurant un entretien minimum.

En 2006, la Fondation a proposé l’îlot à la vente à un promoteur afin d’y réaliser des logements neufs, en ne conservant que les façades sur rue de l’îlot. Cette opération immobilière était une atteinte irrémédiable au patrimoine culturel français et au patrimoine cultuel juif.

En début d’année 2011, l’association Kabellion a décidé de dénoncer ce projet destructeur. Grâce aux multiples réactions de soutien que nous avons obtenues, le promoteur a décidé de renoncer à la construction de son immeuble, le 15 mars 2011.


Une première victoire

Le projet immobilier est maintenant écarté, mais les pires dangers menacent encore ce patrimoine. En effet, depuis la fin du mois de mars 2011, l’îlot Jouve est inoccupé ; la conservation des musées de Cavaillon a quitté ces locaux insalubres et dangereux. Il sont donc laissés à l’abandon par son propriétaire, la Fondation Calvet.

Demain, ce patrimoine sera peut être squatté, vandalisé ou incendié comme cela se produit souvent pour les bâtiments abandonnés en ville. Quant aux collections du musée, laissées sans surveillance, nous redoutons à la fois le vol ou plus simplement, leur détérioration à cause des infiltrations d’eau…

Mais la Fondation n’a que faire de cette situation, car en janvier 2011, elle a tout simplement demandé le retrait du label « Musée de France » (dans quels buts ?).

Face à tous ces dangers, le renoncement du promoteur est une première victoire, mais ne constitue pas une garantie pour la sauvegarde de ce patrimoine. Il est donc important de rester mobilisés...


Toujours une unique solution : la cession de l’îlot Jouve à la ville de Cavaillon

Ce patrimoine cavaillonnais doit devenir propriété de la ville et de ses habitants. Pour cela, l’association Kabellion place toute sa confiance dans la ville de Cavaillon pour réaliser enfin le musée juif comtadin voulu par les donateurs : la famille Jouve.


Rendons le patrimoine de Cavaillon aux Cavaillonnais.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:37

L’association « Kabellion » qui œuvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine de Cavaillon communique.


Le patrimoine juif de Cavaillon est menacé.

L’un des plus importants et des plus anciens ensembles immobiliers appartenant au patrimoine juif de France se trouve à Cavaillon.

Il s’agit d’une « Carrière » ou ghetto juif du XVIIIe siècle parvenue intacte jusqu'à nous avec son puits, ses maisons dont du celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue.

Cet ensemble est menacé en grande partie par un projet immobilier mené par la Fondation Calvet d’Avignon.

 

Le projet de la Fondation Calvet, une destruction inacceptable du patrimoine cavaillonnais…

Attenant à la synagogue, l'îlot Jouve est l'âme de la Carrière juive de Cavaillon. Il comprend la maison du rabbin, les bains rituels, une cour intérieure et de beaux éléments architecturaux du XVIIIe siècle constituant l’essentiel du ghetto juif.

La destruction par un projet immobilier de cet ensemble unique et encore intact est à la fois une atteinte irrémédiable à un élément majeur du patrimoine culturel français ainsi qu’au patrimoine cultuel juif.

 

Le projet de la Fondation Calvet a pour seule motivation l’argent…

La Fondation Calvet n’agit pas en institution culturelle, mais en promoteur immobilier !

Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a aucun projet muséographique crédible à Cavaillon ; elle a laissé son patrimoine à l'abandon pendant 70 ans et souhaite à présent réaliser une opération financière en massacrant et en vendant à la découpe le cœur du ghetto.

 

Le projet de la Fondation Calvet trahit la mémoire de la famille Jouve.

C'est avec confiance que la famille Jouve avait légué ce patrimoine à la Fondation Calvet afin de le rendre inaliénable en raison de sa valeur historique, et pour que ce lieu remarquable profite aux habitants de Cavaillon.

La famille Jouve envisageait d’installer en ces lieux un projet culturel avec les archives, une bibliothèque, un musée. Ce sera finalement un projet financier de logements à vendre…

Le projet de la Fondation Calvet trahit l'esprit du legs et en dépossède les véritables destinataires : l’ensemble des Cavaillonnais.

Ce projet immobilier est honteux et constitue une injure à la mémoire des Jouve.

Malheureusement, la famille Jouve n’a plus de descendant pour réclamer des comptes à la Fondation Calvet : c’est donc aux Cavaillonnais d’exiger le respect de leur mémoire !

 

Une seule solution : la cession de l’îlot Jouve à la ville de Cavaillon.

En considérant que le très important legs des Jouve a presque uniquement profité au Musée Calvet d'Avignon, par décence et par équité la Fondation Calvet s'honorerait de ne pas attenter à leur maison, et de la laisser désormais aux Cavaillonnais.

La Fondation Calvet y gagnerait en crédibilité culturelle. C’est la condition pour que le projet immobilier se transforme en projet culturel.

 

Quel est l’intérêt de l’îlot Jouve ?

Notre pays possède de nombreux lieux de mémoire pour la culture juive dont certains sont protégés au titre des monuments historiques. L’immense majorité de ce patrimoine témoigne de la gravité des événements historiques qui se sont déroulés sur notre sol : camps, centre d’internement, monuments de martyrs et cimetières sont les témoins d’un patrimoine marqué par la mort.

A Cavaillon, le patrimoine juif est en totalité dédié à la vie. Il témoigne de l’existence heureuse d’une communauté en Provence à la fin du XVIIIe siècle.

Même si ce quartier est appelé ghetto, les édifices que nous découvrons témoignent d’une intégration réussie de la population juive au sein de la communauté catholique de l’époque.

Par ailleurs, la communauté juive de Cavaillon s’étant dispersée pendant tout le XIXe siècle, il n’y avait plus d’habitants juifs au moment des heures funestes de la Seconde Guerre Mondiale. Le site cavaillonnais est donc exempt des événements qu’ont pu connaître les autres ghettos de l’Est de l’Europe.

Le Patrimoine juif de Cavaillon est ainsi le seul exemple européen témoignant de la vie harmonieuse d’une communauté juive pendant tout le temps de sa présence à Cavaillon.

C’est donc un témoignage unique au monde.

 

Quel est le vrai projet de la Fondation Calvet ?

La Fondation Calvet a déjà tenté de vendre l’îlot à un promoteur afin d’y réaliser un immeuble de logements en 2007 et ce, malgré l’opposition de la municipalité. Depuis, elle n’entretient qu’à minima cet ensemble immobilier qui est fermé au public et abrite des collections dont l’état de conservation ne cesse de se dégrader.

Le projet immobilier est toujours d’actualité et le permis de construire peut être déposé à tout moment. Il est d’ailleurs présenté sur le site de la Fondation Calvet via la rubrique les musées et l’onglet « musée Jouve » ou « Musée juif comtadin ». Les plans y sont consultables à partir de l’onglet « participez à la réhabilitation du ghetto juif ».

Ces documents montrent très nettement que les constructions existantes, majoritairement à un étage, reçoivent deux étages supplémentaires, ce qui dénature de façon irrémédiable ces édifices. Cette surélévation nécessite surtout de démolir les constructions anciennes, pour reconstruire derrière les façades une structure nouvelle en béton armé capable de supporter les nouveaux étages. En terme technique, l’habillage d’un immeuble neuf avec des façades anciennes s’appelle un « façadisme » : cette supposée réhabilitation n’est autre qu’un vulgaire façadisme dissimulant la destruction du ghetto juif cavaillonnais.

Lors de cette opération immobilière, la totalité de l’îlot juif est vendue à un promoteur pour y aménager des logements. Les espaces difficilement transformables en appartements, c’est-à-dire le rez-de-chaussée, ne sont pas aménagés, à charge pour la ville de financer les 800 000 euros de l’aménagement avec l’argent du contribuable pour y créer un petit musée (un musée ridicule pourrait-on dire !) alors que la Fondation se sera enrichie au détriment des Cavaillonnais par la vente de la totalité de l’îlot. Après les travaux, l’immeuble sera ensuite revendu à la découpe aux futurs acquéreurs des logements.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 10:28

Le statut de Cavaillon


Sous le protectorat romain, Cavaillon est une cité de droit latin. Elle représente une communauté de statut dont le « droit de nationalité » est acquis par la naissance ou accordé par un magistrat, un père de famille ou une loi.

 

Le titre de colonie latine donne à la ville un certain nombre de privilèges réservés à un groupe de personnes fortement romanisées. Les magistrats des villes colonisées, qui forment le sénat local, pouvaient prétendre à la citoyenneté romaine complète à la fin de leur mandat.

 

Cavaillon partage le rare privilège, avec Avignon, elle aussi cité cavare, d’avoir été centre d’émission de frappes monétaires. Il n’est pas sans conséquence historique que cette concentration d’ateliers distincts touche une zone géographique aussi restreinte, alors que le pays salyen (1) (Aix, Martigues, Arles, Salon de Provence), hormis Glanum (Saint-Rémy de Provence), ne fournit aucune émission similaire.

 

Nous avons ici la preuve d’un commerce monétarisé, auquel se livraient les Cavares. La production de monnaies semble avoir été concédée au début de la romanisation (seconde moitié du Ier siècle av. J.-C.) par la puissance dominante romaine. C’est dire l’importance que le pouvoir colonisateur accordait aux ressources de ce territoire et à son économie.

 

(1) Les Salyens constituaient l’alliance de plusieurs tribus gauloises dominant un large territoire au sud de la Durance (leur ville principale était l’oppidum d’Entremont à Aix-en-Provence) et concurrente des Cavares dans le commerce avec Marseille. Suite à son attaque du comptoir massaliote, dans le but d’en briser l’hégémonie économique la confédération salyenne est détruite par les romains en 125 av. J.-C.

 

L’administration de la cité de Cavaillon


L’intégration de Cavaillon dans l’empire romain amène la mise en place d’une administration de droit latin dont on retrouve la trace à travers les inscriptions de certains vestiges lapidaires exposés au musée archéologique de l’Hôtel-Dieu.

 

Une stèle funéraire découverte au quartier des Arcoules est dédiée à un sévir, notable appartenant au collège de six affranchis (sex vir : six hommes libres) chargés du culte impérial. Il s’agit d’un sévir augustal, prêtre attaché au service divin de l’empereur Auguste.

 

stele-dediee-au-sevir.jpgtroisieme-stele-gens-pompeia.jpg


Une autre stèle funéraire est dédiée à l’un des administrateurs de Cavaillon, le quattuorvir. Il s’agit d’un des quatre édiles de la cité, charge accessible dans une ville de droit latin et donc postérieure au début du IIe s. (voyage d’Hadrien, vers 122) et antérieure à l’édit de Caracalla (2) en 212. Par la suite, l’administration est assurée par deux magistrats. Les édiles assurent de nombreuses tâches : ils étaient chargés de l’inspection des bâtiments publics, des approvisionnements, de la police, de l’entretien de la ville et de l’organisation des jeux.

 

(2) L’édit de Caracalla de 212, également appelé Constitution antonine (Constitutio Antoniniana), est une des lois les plus connues de l’Empire romain. Il accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire qui ne l’avaient pas encore.


La romanisation à travers les noms de famille

 

Les tria nomina (trois noms) sont le signe identitaire du citoyen romain ou de ceux qui veulent se faire passer comme tel. Ils se composent du prénom suivi du nom de famille puis du surnom. Il y a la possibilité d’ajouter le patronyme (fils de…) et l’indication de la tribu. La stèle du quattuorvir mentionne seulement deux noms romains et nous indique que celui-ci fait partie de la tribu des Voltinia.
Les Gaulois s’aperçoivent rapidement que la dignité et l’opulence ne concernent que les citoyens romains. Ils peuvent néanmoins le devenir en latinisant leur nom et en s’inscrivant dans l’une des 35 tribus romaines. Pour les Narbonnais (habitants de la province Narbonnaise), ce sera la tribu Voltinia.

 

stele-de-la-gens-pompeia.jpg

 

Une troisième stèle funéraire du musée archéologique fait référence à la prestigieuse gens Pompeia (famille de Pompée). Tous ceux qui se reconnaissent du même pater (c’est-à-dire du même ancêtre glorieux) sont de la même gens. Ils portent le même nom de famille.

La famille est importante tout comme le père (pater familias) qui agit en véritable patriarche. En général, les membres d’une même famille habitent sous le même toit.

 

Cavaillon Infos, octobre 2011

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 16:26

Située au sud de la troisième travée, à l’étage de la cathédrale Saint-Véran, la chapelle des évêques forme une tribune dominant la nef et bordée d’une large balustrade. En face de celle-ci, se trouve un autel en bois doré polychrome, entouré de colonnes jumelées reposant sur un socle. L’autel était très dégradé, le bois vermoulu, des planches disjointes ; des lacunes existaient sur le motif central, la dorure et la polychromie d’origine étaient recouvertes de peinture, une planche manquait sur le côté droit.

 

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Une première étape de restauration a permis de consolider l’ensemble, de remplacer la planche manquante et de faire des greffes sur les lacunes. Une deuxième étape a consisté à approfondir l’autel pour l’adapter contre le mur, recréer le motif décoratif sur la planche qui avait disparu (à l’imitation du motif conservé à gauche) et sculpter le motif de ruban et la retombée en coquille sur le haut des angles. Enfin, une troisième étape en cours consiste à dégager au scalpel la dorure et la polychromie d’origine. Le décor de faux marbre et de dorure sera restitué sur les parties neuves de l’autel.

 

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Cet autel est surmonté d’un gradin dont la dorure, très encrassée et recouverte de fientes de pigeons, sera nettoyée et restituée sur les parties lacunaires. A bientôt pour la suite des travaux.

 

Raymond Escoffier

Janvier 2009


Menuiserie : Gilles Tournillon, agréé par la Direction des Musées de France

Sculpture : Pierre Salva

Dorure et polychromie : Cyrille Augier

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